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Ce sont les Arabes qui les premiers ont eu connaissance de La Réunion, même si c'est à un navigateur portugais (Pedro de Mascarenhas) que revient le privilège de la découverte officielle de l'île, sans doute entre 1505 et 1512.

En 1613, le pirate anglais Blackwell la décrit élogieusement : "Elle est partout verte et agréable, revêtue d'une belle livrée, particulièrement de plusieurs sortes d'arbres dont la hauteur est admirable et le branchage plus épais qu'en aucun autre lieu du monde".

En 1638, le jour de la Saint-Paul, un navigateur français prend possession de l'île, inhabitée, au nom de Louis XIII.

En 1664, Colbert crée la Compagnie des Indes orientales et envoie le premier contingent de colons, qui s'installe à Saint-Paul puis dans le nord avec ses esclaves. En 1674, seuls 58 blancs et 70 noirs sont répertoriés.

En 1735, Mahé de La Bourdonnais est fait gouverneur des îles de l'Océan Indien, et développe à La Réunion les cultures vivrières. L'île, alors nommée Ile Bourbon, devient le "grenier des Mascareignes".

Mahé de La Bourdonnais

Après 1764 et la faillite de la Compagnie des Indes, la colonie se lance dans l'exploitation des épices (clou de girofle et muscade principalement, mais aussi cannelle, gingembre, safran et poivre), mais la production ne tient pas ses promesses et disparaît au milieu du XIXème siècle. Le coton, l'indigo ou le tabac font également l'objet de tentatives plus ou moins fructueuses.
En 1779, l'île compte environ 6500 blancs, 22600 esclaves et seulement 645 hommes libres, qui sont essentiellement des indiens de la première heure.

A la révolution française, l'Ile Bourbon est rebptisée Ile de La Réunion, avant de devenir Ile Bonaparte sous l'Empire. Soumise à un blocus puis occupée par les anglais à partir de 1810, l'île subit durement les conséquences des guerres napoléoniennes en Europe. En 1815, le Traité de Paris rend à la France une colonie en bien mauvais état, alors que Maurice reste aux mains des anglais.
A la Restauration, elle récupère son patronyme de Bourbon pour retrouver enfin son identité définitive en 1848.

Carte de La Réunion au XIXème siècle

Après 1815, la canne à sucre est élevée au rang de monoculture : la production sucrière passe de 21t en 1815 à 73000t en 1860. L'abolition de l'esclavage a lieu en 1848, malgré les réticences des propriétaires des grands domaines sucriers, qui y voient une source de main d'oeuvre bon marché.

Exclusivement axée sur la canne, la prospérité réunionnaise n'est que passagère. A partir de 1860, l'économie de l'île est mise en difficulté par la concurrence du sucre de betterave, qui fait chuter les prix.
Afin de contrecarrer la crise sucrière, La Réunion s'essaie à la diversification des cultures, avec la production de vanille et de plantes à parfum (vétiver, géranium...).

Après la Seconde Guerre Mondiale, la situation économique et sanitaire est très mauvaise. La colonie passe au statut de département en 1946, ce qui lui permet d'accéder au même statut fiscal, administratif, judiciaire et social qu'un département de la métropole.

Dans les années 60, sous l'impulsion de Michel Debré, La Réunion entre dans l'ère de la France moderne (programmes de logement, centrales hydroélectriques, santé, scolarisation, route du littoral...).
C'est ainsi que d'aménagements en transformations, l'île a fini par accéder aux standards de revenus hexagonaux.

 

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